Je me souviens de ce temps

Ou la brise insouciante

Quand j’étais une intrépide enfant

Caressait mes lèvres souriantes

Les pieds dans la verdure

J’y trouvais toujours refuge

Pelouse, potager, forêt, pâture

Tout pour fuir la douleur, le déluge

Dans le jardin de ma grand-mère

Se trouvait ce mélange bucolique

Les fleurs de l’imaginaire

Ou tout devenait féerique

A l’image de cette femme

Qui fut à mes yeux, ma mère

Les fleurs avaient une présence,une âme

Couleurs et odeurs furent mes repères

En particulier, ses “œillets de poète”

Qu’elle venait cueillir en ma compagnie
Fermant les yeux, me levant la tête

Elle me disait “sens et ressens ma chérie “

Les parfums envoûtaient mon âme

Cette senteur libérait mon cœur
J’oubliais alors les blâmes

Sur un nuage, mon être devenait rêveur

Parfois, lorsque viennent les larmes

Je ferme à nouveau les yeux

La fleur entre les mains, s’opère le charme

Mon âme la rejoint dans les cieux

Sans le savoir, elle a baigné mon sang

A l’encre de ses contes et rêveries
Aujourd’hui, ma plume est un présent
Qui fleuri les maux de mon cœur meurtri

💜 💕 💞💖 “A ma tendre grand-mère”